Artisan Faiencier à Moustiers


Origines de la faïence de Moustiers

Les Clérissy sont installés vers 1550 comme « Potiers de terre » ou « Olliers » et réalisent des céramiques dites «  terres vernissées ».

XVIIème siècle

Ce sont eux qui ont fait naître, à la fin du XVIIème siècle, la production de la faïence à Moustiers.
On attribue à la fabrique Clérissy  « Maîtres faïenciers » depuis 1679 les premières grandes pièces d’apparat, les pièces d’Apothicairerie en camaïeu de bleu au grand feu.
L’inspiration, sur un émail laiteux, était organisée autour  de :
  • Décors héraldiques
  • Décors « à la Berain ». Jean Berain, ornemaniste de Louis XIV, devient l’artiste le plus influent de la Cour.
  • Décors religieux d’après la Bible de Sacy et autres sources.
  • Décors mythologiques d’après les Métamorphoses d’Ovide et autres sources.
  • Décors de chasse reproduisant les gravures du peintre florentin Antonio Tempesta.
La fonte de la vaisselle d’or et d’argent (édits somptuaires 1689, 1699,1709), motivée par les besoins financiers de Louis XIV, a donné une impulsion à la faïence française qui a remplacé l’orfèvrerie sur les tables des familles françaises fortunées.
Cette nouvelle clientèle raffinée ouvrit de vastes débouchés économiques pour les faïenciers qui adaptèrent leurs pièces à celles de l’orfèvrerie.
 
XVIIIème siècle
 
Après le siècle de Louis XIV (1638-1715), au cours de la période de la Régence, les conceptions artistiques et les goûts ont glissé vers des formes et décors d’inspiration moins sévères.
 
Les apprentis formés à la fabrique Clerissy commencèrent à s’installer à leur compte.
Le premier Joseph Olérys, natif de Marseille, va profiter  d’un regain d’intérêt pour la Chine dans les Arts Décoratifs pour créer en polychrome de nombreux et nouveaux décors (grotesque, médaillons et guirlandes, fleurs de solanées, fleurs des Indes, fleurs de Grenade …)
Fouque et Pelloquin (1749) reprendront la présentation de médaillons avec beaucoup de soins.
Les faïenciers du XVIIIème siècle vont réagir par un renouvellement technique en imitant les porcelaines. La technique du petit feu mise au point dès 1760 a permis d’obtenir des couleurs plus subtiles : rouge vif et carminé, vert intense.
Les frères Ferrat se sont spécialisés dans les décors floraux et « chinoiseries » d’après les gravures de Pillement (1728-1808)  ornemaniste.
 
 XIXème siècle
 
Période de simplification des décors,  fleurettes, petits médaillons enrubannés, girafe de Charles X, …et des faïences blanches.
On peut citer quelques fabriques Berbegier, Thion, Féraud.
La dernière fabrique ferme en 1874.
On ne fera plus de faïence à Moustiers jusqu’à l’arrivée de Marcel  Provence en 1927.
L’Abbé Henri Requin et Louis Julien ont étudié les archives de Moustiers, permettant de reconstituer l’histoire des faïenciers de Moustiers. Le XVIIIème siècle comptait 12 fabriques :
Clerissy, Nivière, Olérys-Laugier, Thion, Jean Roux, Thomas, Jean-François Chaudon,  Paul  Roux, Ferrat, Antoine Chaudon, Chaix, Richieux.

Sources :

Les Faïences de Moustiers du XVII au XIXème siècle 
Musée Arbaud Aix en Provence 
Musée de Moustiers. 
Auteur : Académie de Moustiers 


Musée de la faïence   Moustiers sainte Marie 
Auteurs : Nadine Golmez-Roger Zerubia 



XVIIème siècle

Plat circulaire Musée de Moustiers
Plat circulaire
Chasse au Lion 
Musée de Moustiers. 

XVIIIème siècle

Assiette Jourdan Barry Musée de Moustiers
Assiette  Décor Grotesque
Jourdan Barry
Musée de Moustiers. 


XVIIIème siècle

Assiette Chinoiseries

Assiette Chinoiseries 

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XIXème siècle

Pièce ancienne du XIXème sciècle
Pièce ancienne